- Auteur Thierry de Lestang-Parade
- Temps de lecture 3 min
Des hommes de guerre de Robert Harris… Une étrange histoire d’amour
Entre histoire et passion, Robert Harris raconte la relation secrète entre le Premier ministre britannique Herbert Henry Asquith et Venetia Stanley, sur fond de Première Guerre mondiale et de confidences politiques.

Des hommes de guerre de Robert Harris, un roman noir publié par Belfond, raconte une étrange histoire d'amour. Elle est véridique et méconnue. Elle lie Herbert Henry Asquith, Premier ministre de Grande -Bretagne en 1914 à Venetia Stanley, une jeune aristocrate proche de Churchill à laquelle il confie des messages confidentiels sur la Première guerre mondiale et la politique.
Des hommes de guerre de Robert Harris
Près de 600 lettres
Près de six cents lettres ont été recensées. Rideau baissé dans une voiture officielle, le couple se promène souvent dans les rues à l'abri de regards. Le chauffeur est séparé de ses passagers par une cloison.

Si les historiens s'interrogent encore sur la nature exacte de la relation entre la jeune fille et l'homme le plus important de l'empire après le roi, il ne fait aucun doute que Venetia ait joué un rôle de conseillère occulte de premier plan. Le Premier ministre lui livre des télégrammes diplomatiques et sollicite régulièrement ses avis. Elle l'apaise.
Venetia est aussi émerveillée par la personnalité du Premier ministre. Il lui permet de ressentir tout près le grand souffle de l'histoire.
L'auteur mesure cet enjeu en pleine guerre quand il imagine l'existence d'une enquête menée par les services secrets anglais pour vérifier la loyauté de Venetia. Est-elle une espionne dévouée à l'Allemagne?
Le naufrage d'une bataille perdue
Le dernier livre de Robert Harris est un roman noir au vernis sentimental. Il est aussi une peinture incisive d'une époque. Churchill apparaît peu économe des vies anglaises quand il engage son pays dans la batailles des Dardanelles. Elle oppose les troupes britanniques et françaises à l'empire ottoman en 1915 et 1916. Ce fut une cuisante défaite. Un cuirassé français Bouvet fut coulé par une mine et la plupart des 700 hommes d'équipages trouvèrent la mort.
«Historiquement érudit, politiquement perspicace et captivant jusqu'à la dernière page» juge The Times à propos de ce roman.
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