- Auteur Thierry de Lestang-Parade
- Temps de lecture 3 min
At Baker’s Keyboard Lounge : live inédit du trio légendaire d’Oscar Peterson enregistré, Detroit, 1960
Enregistré dans le club de jazz le plus ancien encore en activité, ce disque capture la virtuosité d’Oscar Peterson avec le contrebassiste Ray Brown et le batteur Ed Thigpen. Ce live inédit est resté dans les archives pendant 66 ans. Un classique jamais entendu jusqu’ici.

Une session de 1960 enfin dévoilée avec cet album d’Oscar Peterson trio.
Let There Be Love (Live) extrait vidéo ℗ 2026 Verve Label Group, a Division of UMG Recordings, Inc.
The Oscar Peterson trio at Baker's Keyboard Lounge paru chez Verve est un enregistrement inédit de ce pianiste canadien. Admiré par Duke Ellington, il est connu comme l'un des artistes les plus renommés du jazz.
Temps fort pour le monde du jazz, la sortie d'un enregistrement d'Oscar Peterson trio
Jamais publié, la musique de At Baker's Keyboard Lounge propose des performances inédites du trio d'Oscar Peterson enregistrées en une seule soirée.
Michel Jonasz rend hommage à Oscar Peterson dans « La Boîte de jazz »
Une statue à son effigie se trouve à Ottawa et Michel Jonasz l'évoque dans sa chanson La boîte de jazz avec ces paroles « j'aime tous les succès de Duke Ellington, tous les standards d'Oscar Peterson.»
Ce disque sorti en simple CD ou LP est aussi présenté en deux CD, 3 LP et en numérique. Il date de 1960 et provient d'un concert donné avec le contrebassiste Ray Brown et le batteur Ed Thigpen à Detroit, une ville toute acquise au jazz.

Une scène magnifique
La scène où se produit le trio est l'une des plus célèbres des Etats-Unis en accueillant régulièrement le saxophoniste Stan Getz ou le pianiste Ahmad Jamal qui sut bien plus tard déclarer sa flamme à Marseille. Baker's Keyboard Lounge a ouvert en 1934 et serait la plus ancienne salle de jazz au monde encore en activité. Le lieu est apprécié par les musiciens pour son exceptionnelle acoustique. Le son du disque est d'ailleurs excellent.
Une certaine parenté de style
L'approche musicale se rapproche de celle d'Erroll Garner, bien que Peterson, décédé en 2007, n'ait jamais caché sa dette à Art Tatum. Le style est enlevé, vivant, sur des airs dynamiques comme Politics and Poker et Dancing on the Ceiling.
L'une des versions du concert abrite neuf titres dont Yesterday signé non pas des Beatles mais de Kern et Harbach
Django de John Lewis compose un délicat hommage à Django Reinhardt. L'atmosphère est pleine de douceur.
De multiples facettes
L'enregistrement présente bien les multiples facettes d'Oscar Peterson. Le rythme est enlevé avec une pièce de George, Ira Gershwin, et Gus Kahn, Liza (All the Clouds'll Roll Awa).
Oscar Peterson sait accélérer le rythme, pas de doute. Avec ce disque, il propose du jazz classique, intemporel et inspiré.
Le dernier morceau signé Ray Noble, The Touch of your Lips, est une déclaration d'amour. Un joli message.











