- Auteur Marie-Céline SOLÉRIEU
- Temps de lecture 2 min
Avec Midi-Minuit, le Ballet Biarritz de Thierry Malandain à l’heure d’un bilan gracieux
Vu au Grand Théâtre de Provence, vendredi 23 janvier 2026 : Midi-Minuit par le Malandain Ballet Biarritz. Dans une parenthèse d’élégance et d’émotion, servie par une interprétation d’une grande précision, le spectacle a conquis le public.

Les danseurs du Malandain Ballet Biarritz, pour le spectacle Midi-Minuit, vu au Grand Théâtre de Provence le vendredi 23 janvier 2026. ©MCS
Le spectacle danse Midi-Minuit du Malandain Ballet Biarritz, donné le vendredi 23 et le samedi 24 janvier 2026 , au Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence est une œuvre originale et bouleversante. Elle est intime, va au cœur du cheminement personnel de Thierry Malandain et en même temps, elle est conçue pour être partagée avec un large public.
Midi-Minuit avec la compagnie Malandain Ballet Biarritz
Trois décennies de création de Thierry Malandain
C'est le résultat de trois décennies de création du chorégraphe. Il livre l'essentiel de sa démarche en associant trois compositeurs français : Francis Poulenc, Maurice Ravel et Camille Saint-Saëns.
Dans ce programme, Thierry Malandain célèbre le jour et la nuit, midi et minuit, et le temps qui fuit dans "l'ombre ensevelie".
Il y a, ainsi, Midi Pile ou le concerto du soleil, le concerto pour deux pianos en ré mineur de Francis Poulenc et puis les Mélodies inédites pour orchestre de Camille Saint-Saëns avec 22 danseurs, avec le Boléro de Ravel entre Midi et Minuit.
Une signature en mouvement
La signature en mouvement de Malandain se lit dans son enracinement nourricier à la danse classique. Elle est cette fois enrichie d'une approche contemporaine.
Dans le livret présentant cette création, Thierry Malandain explique
« Ma culture est celle du ballet classique et sans complexe, j’y demeure attaché. » Il se déclare favorable à « Une danse qui ne laisserait pas seulement la trace du plaisir, mais qui renouerait avec l’essence du sacré comme une réponse à la difficulté d'être. »
Les tableaux se succèdent avec fluidité et portés par une musique puissante aux accents envoûtants.
Les trois compositeurs bien différents s'apprécient dans un même élan.
Un autre Boléro
Avec le Boléro de Ravel, Thierry Malandain impose sa personnalité nourrie de son expérience. Il n'efface pas la démarche de Maurice Béjart. Non, il livre un autre vision de l'oeuvre. Elle est, peut-être, avec lui , davantage collective et féminine. Ce n'est plus la performance d'un danseur qui est mise en avant mais celle d'un ensemble.
Un bilan personnel
Avec Saint-Saëns , la musique est aussi célébrée avec une sorte de frénésie joyeuse.
Francis Poulenc offre sa modernité populaire.
Trois atmosphères, un même regard passionné à l'heure du bilan personnel du chorégraphe avec ce Midi-Minuit.












