- Auteur Thierry de Lestang-Parade
- Temps de lecture 2 min
Chorégies d’Orange : Philippe Katerine Symphonique, un public aux Anges
« Est-ce qu’il y aurait des guerres si on était tout nu ? » : c’est la question, incongrue et désarmante, que Philippe Katerine a posée au Théâtre antique d’Orange, lors des Chorégies d’Orange le 7 juillet dernier. Vêtu de blanc, porté par l’Orchestre national Avignon-Provence et son chef Bastien Stil, il a signé un concert symphonique « Aux Anges », aussi truculent que philosophique, jusqu’à faire chanter Montparnasse d’Apollinaire.

Philippe Katerine Symphonique / Aux Anges, avec l’Orchestre national Avignon-Provence – Direction musicale Bastien Stil
Mardi 7 juillet 2026 – Chorégies Orange ©Philippe Gromelle
Philippe Katerine a présenté le concert Aux Anges le mardi 7 juillet 2026 aux Chorégies d'Orange en étant accompagné par l'Orchestre national Avignon-Provence.
Sa silhouette, vêtue de blanc et longiligne, apparaît sur la scène du théâtre antique sans retard. Malgré une nonchalance feinte ou réelle, cet artiste ne s'éloigne jamais de la précision. D'ailleurs, sa voix est juste et exprime un large éventail de sonorités.
Philippe Katerine, quand la nonchalance pop cache une vraie leçon de philosophie
Philippe Katerine, une aisance scénique et une conversation avec les instruments
Son aisance est réelle. Il sollicite des instruments, une mandoline et un trombone, qui lui répondent.
C'est avec lui que l'orchestre, conduit par Bastien Stil, dispose d'une formidable vitrine pour exprimer son agilité mélodique. L'écrin musical est plein de nuances.
L'Orchestre national Avignon-Provence dispose ainsi d'une formidable tribune. Loin du confort, au cœur de la précision.

Montparnasse d'Apollinaire revisité par Philippe Katerine
Une certaine philosophie
Sous un mode truculent, paillard parfois, ce concert est aussi une leçon de vie. À sa manière, Philippe Katerine est un philosophe. Ses interrogations ont l'allure de devinettes enfantines. « Est-ce qu'il y aurait des guerres si on était tout nu ? », s'interroge-t-il.
C'est aussi un défricheur de mélodies et de textes. Il exhume ainsi Montparnasse, un poème de Guillaume Apollinaire mis en musique par Francis Poulenc.
« Je vais le chanter à ma façon. Je ne suis pas Roberto Alagna », dit-il avant ce duo avec la pianiste de l'orchestre.
C'est sûr. Le monde de Philippe Katerine ne ressemble à aucun autre. C'est la marque des grands.
Le public est invité dans un univers profond avec le vernis de la naïveté.












