- Auteur Marie-Céline SOLÉRIEU
- Temps de lecture 3 min
L’Opéra de Nice interroge l’écoute avec Ludwig van, un autre point d’ouïe
À l’initiative de l’Opéra de Nice, Ludwig van, un autre point d’ouïe explore la notion d’écoute à travers Beethoven, pour entendre et mieux s’entendre. Un reportage vidéo au cœur de ce projet, à la rencontre de tous les publics.

Reportage vidéo sur le spectacle musical Ludwig van, un autre point d’ouïe, à l’Opéra de Nice – ©Réalisation : Marie-Céline Solérieu
Choisir Beethoven, compositeur devenu sourd, comme figure centrale d’un projet d’éducation artistique et culturelle peut sembler paradoxal. C’est pourtant ce point de départ qui structure Ludwig van, un autre point d'ouïe, un projet européen qui explore l’écoute dans son sens le plus large. À travers la figure de Beethoven, il s’agit de questionner ce que signifie entendre — et surtout s’entendre — dans une société traversée par la diversité des cultures, des langages et des perceptions.
Une ode à l'écoute : Ludwig van, un autre point d'ouïe
L'ode à la joie de Beethoven comme hymne européen
La référence à l’Hymne européen, composé par un musicien sourd, devient ainsi un symbole : celui d’une œuvre capable de faire dialoguer 27 pays et 27 cultures, au-delà des barrières linguistiques et sensorielles.
Ateliers, langage et perception
A l'initiative de l'Opéra de Nice, le projet se déploie notamment à travers des ateliers menés auprès de jeunes publics, mêlant théâtre, danse et initiation à la langue des signes. Ces expériences invitent à découvrir une autre forme de langage, à inventer des récits à partir de mots inconnus, et à se confronter à des modes d’expression non verbaux. L’apprentissage de la langue des signes apparaît alors comme un outil concret pour dépasser les barrières entre entendants et malentendants, et pour repenser la notion même de communication.
Ces ateliers ont notamment été menés au collège Jules-Romains, dans le quartier des Moulins à Nice, en lien avec l’Opéra de Nice, affirmant la volonté de l’institution de créer un lien durable avec l’ensemble des territoires et des publics.
Un opéra comme espace de lien social
Mis en scène et écrit par Géraldine Aliberti-Ivañez, le spectacle prend la forme d’un récit sensible autour d’un gardien de phare, personnage solitaire et passionné par les symphonies de Beethoven. Peu à peu confronté à la surdité, il découvre une autre manière de percevoir le monde. À travers cette fiction, l’opéra devient un espace de réflexion accessible, où l’exigence artistique se conjugue à une démarche inclusive.
Ainsi, le projet affirme une conviction : apprendre à mieux écouter — l’autre comme soi-même — peut ouvrir de nouvelles voies de compréhension et de partage.
Ce spectacle musical a été conçu par :
Textes et mise en scène Géraldine Alberti-Ivañez & Jean-Christophe Quenon
Direction musicale Félix Benati
Avec
Jean-Christophe Quenon
Marie Lemot
et la voix de Jeanne Balibar
Avec l'Orchestre Philharmonique de Nice
Vidéo Pierre Nouvel
Création sonore Lucas Lelière
Création et régisseur lumière Xavier Duthu
Régisseur son et vidéo Théo Lavirotte
Coproduction Opéra Nice Côte d’Azur, Orchestre national d’Avignon, Orchestre national de Cannes, Théâtre du Châtelet











