- Auteur Philippe Depetris
- Temps de lecture 5 min
Benjamin Levy : parlez-moi d’amour et d’émotion ! Ses adieux à l’Orchestre national de Cannes
Vingt minutes de standing ovation. C’est le message que le public du Palais des Festivals de Cannes a adressé à Benjamin Levy lors de son dernier concert en tant que directeur musical de l’Orchestre national de Cannes. Après dix ans à la tête de la formation cannoise, il rejoint l’Iparraldeko Orkestra du Pays Basque. Un départ qui laisse une marque indélébile dans l’histoire de l’orchestre.

Benjamin Levy embrassant la présidente Anny Courtade lors de son concert d’adieu, Orchestre national de Cannes © C. Chatonnier
Dimanche 5 juillet 2026, Benjamin Levy dirigeait au Palais des Festivals son dernier concert en tant que directeur musical de l’Orchestre national de Cannes. Il rejoint désormais l’orchestre du pays Basque « Iparraldeko Orkestra » au même poste.
Benjamin Levy quitte l'Orchestre national de Cannes sous une standing ovation de 20 minutes
S’il était besoin de résumer le lien affectif, amical et quasi familial que Benjamin Levy a su tisser avec son public pendant ses 10 ans de mandat à la tête de la formation cannoise, il faudrait rappeler les quelques 20 minutes d’une rare standing ovation que la salle comble lui a réservée à l’issue de son concert d’au-revoir.

Une émotion intense dans une salle comble
Une émotion intense et partagée par tous, à commencer par la présidente de l’Orchestre Anny Courtade qui, la gorge nouée, a rappelé l’intensité de ce parcours de dix ans au cours duquel le dynamisme et l’inventivité du musicien ont transformé avec le concours des musiciens, l’image de cet orchestre. En présence de l’ensemble des équipes de l’Orchestre autour de leur directeur général Jean-Marie Blanchard, du conseil d’administration, des élus de la ville de Cannes autour d’Emma Véran, adjointe à la culture qui prit la parole au nom du maire David Lisnard, des associations des Amis de l’Orchestre et des mécènes de l’ONC.
Dix ans de mandat : un bilan remarquable pour l'Orchestre national de Cannes
Un bilan remarquable, avec à la clé, l’obtention de ce label « Orchestre national en région » octroyé par le ministère de la culture et faisant de la ville de Cannes la plus petite cité française à posséder un orchestre national.
Le concert fut à son image, celle d’un chef charismatique et enthousiaste, généreux et soucieux de prendre le public par la main pour lui faire vivre intensément l’expérience du spectacle vivant, de transmettre par la pédagogie de l’art et la musique à toutes les générations un message humaniste ou de faire connaître de nouveaux répertoires et de nouvelles émotions.

Les musiciens de l’orchestre présents et passés ont incontestablement adhéré aux propositions de leur chef et démontré leur adaptabilité ainsi que l’ont démontré les extraits musicaux classiques, baroques ou contemporains ou de musiques de film, qui se sont succédé toute la soirée, teintés d’humour de joie ou de nostalgie, avec le concours de nombreux solistes qui ont enrichi et accompagné les saisons de l’orchestre et collaboré aux projets innovants de Benjamin Lévy.
175 concerts !
Tous étaient venus honorer l’ami et le chef et le programme fut à la mesure de ce moment festif et plein d’amour. On entendit ainsi les pianistes Lidlia et Sanja Bizjak, David Bismuth, les violonistes Alexandra Soummn et Geneviève Laurenceau, l’accordéoniste Félicien Brut, la soprano Amel Brahim-Djelloul et la mezzo Pauline Sabatier.
Beaucoup sur scène ou dans la salle essuyèrent quelques larmes, à commencer par Benjamin Levy très ému lorsque public et musiciens debout entonnèrent spontanément à la fin de la soirée le célèbre air « Ce n’est qu’un au-revoir ! ».

Benjamin Levy rejoint l'Iparraldeko Orkestra du Pays Basque
Ce fut le point d’orgue de ce 175 ème concert dirigé avec l’ONC par Benjamin Levy qui aura en dix ans marqué de son empreinte cette formation indispensable dans le paysage culturel de la ville de Cannes, de la Côte d’Azur et plus largement de notre pays.
Il appartiendra désormais à la cheffe américano-coréenne Holly Hyun Choe d’écrire les nouvelles pages de la riche histoire de l’Orchestre National de Cannes.
Au-revoir, merci et bon vent cher Benjamin Lévy !











