- Auteur Éric Fontaine
- Temps de lecture 4 min
Itinérances Foto à Sète : un festival qui change de focale
Pour cette édition 2026 d’Itinérances Foto, une quarantaine de photographes venant de France et d’Europe ont proposé leurs œuvres dans 26 lieux sous forme de parcours dans toute la ville de Sète avec deux artistes invités de renom : Dolorès Marat et Ed Alcock, lauréat du Prix Niepce 2025. (du 9 au 31 mai)

Flavia Carluccio a réalisé une série à Palermo, un quartier de Buenos Aires, avec des jumelles.
Une quarantaine de photographes ont investi 26 lieux à Sète pour ces Itinérances Foto en mai 2026, parmi lesquels deux grands noms de la photo, Dolorès Marat et Ed Alcock, lauréat du Prix Niepce 2025. Les passionnés de l’image en ont pris plein les yeux. La fréquentation affiche une belle hausse.
A Sète, l'édition 2026 d'Itinérances Foto a fait flasher le public
Invitation à interroger l'humain
Avec quarante photographes invités, Itinérances Foto a vraiment pris de l'envergure dans l'organisation et a montré son ambition de faire de Sète une cité de la photographie durant ce mois du printemps avant l’affluence de l’été. Le thème "Et si c'était ça la vie" était une invitation à interroger l’humain à travers les regards de ces photographes.

L'appareil sous le manteau
Les visiteurs se sont emballés pour les oeuvres de Dolorès Marat, 81 ans, l’une des pionnières de la photo de rue. Elle a travaillé pour le monde de la couture et de l’édition. Elle raconte qu’elle préfère l’appareil sous le manteau, à l’affût de l’instant qui va l’émouvoir et qui déclenchera son envie de shooter. Ses oeuvres font déjà partie du patrimoine très riche de la photo.

Autre grand nom de la photo, Ed Alcock a suscité l'intérêt avec son l'attention particulière portée à la lumière, à l’ambiguïté des gestes. Une pratique qui tisse des liens entre l’individu et son environnement affectif.
Inspiré par l'agitation des villes
Flavia Carluccio, née à Buenos Aires et installée à Paris depuis plus de dix ans a présenté une série très personnelle réalisée à Palermo (Buenos Aires), avec des jumelles évoluant dans un univers où le temps semble suspendu. Palermo est le quartier de son enfance, un ailleurs intime, un lieu vers lequel elle revient depuis Paris.

Une passion pour le sténopé
Autre artiste remarqué, Christian Poncet, qui s’est passionné pour l’image dès ses 18 ans et pour le sténopé. Depuis ses débuts, la street photography reste sa pratique privilégiée. Il trouve son inspiration dans l'espace urbain et l’agitation des villes même si ses clichés offrent un certain goût du voyage.

Nombreux coups de coeur
Le festival s'est étendu dans les jardins, les rues, les quais et les galeries, offrant une vision de la ville au sens large avec l'immensité de la Méditerranée. Les coups de coeur ont été nombreux, notamment en extérieur avec pour dimension le bleu du ciel et celui de la mer. Bref, cette quatrième édition avec une grande richesse de lieux d'exposition a constitué un événement singulier dans la région. La fréquentation est en hausse et l’Occitanie devient la patrie d’une photographie libre et plurielle.











